{"id":8,"date":"2024-05-18T11:18:42","date_gmt":"2024-05-18T09:18:42","guid":{"rendered":"https:\/\/gabrielgaulard.fr\/?page_id=8"},"modified":"2024-05-18T12:17:36","modified_gmt":"2024-05-18T10:17:36","slug":"poeme","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/gabrielgaulard.fr\/index.php\/poeme\/","title":{"rendered":"Po\u00e8mes"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/static.wixstatic.com\/media\/7a545c_546c81f552484e0ba536519f47499497~mv2.jpg\/v1\/fill\/w_1700,h_661,al_c,q_85,enc_auto\/7a545c_546c81f552484e0ba536519f47499497~mv2.jpg\" alt=\"Couverture recueil Aout 2022.jpg\" style=\"width:677px;height:auto\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;R\u00e9alisation terne et b\u00e2cl\u00e9e<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">&nbsp; Pris au pi\u00e8ge entre un futur hypoth\u00e9tique cancer du foie ou des poumons plus que fatigu\u00e9s qui tirent de plus en plus. Mes dents sautent les unes apr\u00e8s les autres. Ivraie trompeuse, ivresse p\u00e9cheresse dans la d\u00e9t\u00e9rioration du corps tandis que la cyam\u00e9mazine s\u2019occupe d\u2019anesth\u00e9sier mon \u00e2me. Lib\u00e9ration de courte dur\u00e9e gr\u00e2ce aux faux \u00c9den peu concrets, qui paraissent n\u00e9anmoins palpables lorsque l\u2019on sonne \u00e0 leurs portes toujours ouvertes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">&nbsp; Alors pr\u00e9f\u00e9rer la po\u00e9sie. La beaut\u00e9 de ces fleurs fan\u00e9es dans ce vase \u00e9br\u00e9ch\u00e9, me rappelle de rester un peu f\u00eal\u00e9, pour mieux filtrer les lumi\u00e8res nonchalantes d\u2019un soleil, si vieux\u2026 Qui vivra boira, eau plate ou gin-to, m\u00eame si je pr\u00e9f\u00e8re \u00eatre lucide, cela n\u2019est pas toujours supportable. Souhaite \u00e0 l\u2019autre une d\u00e9livrance, tout en me passant moi-m\u00eame les cha\u00eenes. Fer forg\u00e9 deviendra rouille au poignet une fois l\u2019ossature \u00e0 nue.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">&nbsp; Importance soudaine des constructions pr\u00e9caires qui me relient \u00e0 nos r\u00e9alit\u00e9s. A la tienne ! A la mienne ? Au cul sec bien baveux sur le rebord de songes intacts d\u2019un zinc crasseux et d\u2019oseille bien artificielle. Aux \u00e9chos si pleins qui sonnent pourtant creux. Faussaire officiel et non assujetti de futures monnaies qui n\u2019auront jamais court, et aussi loin, encore mieux, toucher au ciel et fracturer les portes ouvertes du paradis en crochetant les serrures de Saint Pierre, pour s\u2019enfuir sans rien emporter une fois le larcin commis. Se faire alors prendre la main dans le sac de sport \u00e0 pieds de biche. Possibilit\u00e9s exponentielles.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">&nbsp; R\u00e9alisation terne et b\u00e2cl\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">\u200b<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\"><strong>Vent du nord&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u200b<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; Ces jours-ci, je ne me l\u00e8ve plus que vers les midis et quelques. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 couch\u00e9 trop longtemps, tandis qu\u2019alit\u00e9, j\u2019en ai perdu toutes les sortes d\u2019horloges possibles. De celles accroch\u00e9es \u00e0 nos murs, peinturlur\u00e9s et statiques, \u00e0 celles \u00e0 nos poignets menott\u00e9s qui s\u2019agitent, jusqu\u2019\u00e0 ne plus me fier, qu\u2019au son des coups de cloches de la paroisse la plus proche.<\/p>\n\n\n\n<p>\u200b<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; Je retrouve difficilement mon libre arbitre, en ces jours pr\u00e9sents, o\u00f9 le vent du nord couvre le tintamarre des cloches. Je me suis trop encha\u00een\u00e9 aux croyances irr\u00e9elles, d\u2019un monde qui constamment pr\u00eache dans le vide aupr\u00e8s d\u2019auditoires inattentifs.<\/p>\n\n\n\n<p>\u200b<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; Je me lib\u00e8re alors des esgourdes ferm\u00e9es aux bouches grandes ouvertes, en laissant, mes opinions closes \u00e0 cela, et mon esprit critique \u00e0 jamais flotter sur le flux des vents en libert\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>\u200b<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; J\u2019entendais carillonner les cloches de mani\u00e8re dissonante. J\u2019\u00e9coute aujourd\u2019hui volontiers le vent du nord bercer au loin ces derni\u00e8res, et ce souffle divin qui ass\u00e8che les terres inond\u00e9es de salive barbare.<\/p>\n\n\n\n<p>\u200b<\/p>\n\n\n\n<p><strong>B\u00eate constat. Tro<\/strong><strong>is Pages.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le chant des incr\u00e9dules,<\/p>\n\n\n\n<p>qui se croient douter par conviction,<\/p>\n\n\n\n<p>me fait doucement marrer.<\/p>\n\n\n\n<p>Quant aux pauvres gens, idiots et brutaux<\/p>\n\n\n\n<p>b\u00eates et pr\u00eats \u00e0 toutes sortes de concessions<\/p>\n\n\n\n<p>sans m\u00eame s\u2019en rendre compte\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Ces gens me rappellent \u00f4 combien je suis misanthrope<\/p>\n\n\n\n<p>passionn\u00e9 de sociologie aux heures ouvertes des esprits clos<\/p>\n\n\n\n<p>et convaincu par la facult\u00e9 de l\u2019innocent \u00e0 s\u2019\u00e9merveiller.<\/p>\n\n\n\n<p>Simplement te dire de profiter simplement,<\/p>\n\n\n\n<p>doublon n\u00e9cessaire pour persuasion accrue,<\/p>\n\n\n\n<p>de te dire simplement de simplement profiter.<\/p>\n\n\n\n<p>Coexistence d\u2019occurrences bienfaisantes<\/p>\n\n\n\n<p>que nous refusons de croire malgr\u00e9 leurs insistances<\/p>\n\n\n\n<p>fumer tue, donc fumons tout. Boire tue, donc\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Il est de bon ton cependant de voir les bonnes volont\u00e9s<\/p>\n\n\n\n<p>ainsi s\u2019agiter tels des fanions auxquels se raccrocher<\/p>\n\n\n\n<p>quand nous sommes en tort face \u00e0 nous m\u00eames.<\/p>\n\n\n\n<p>Et voici l\u2019imb\u00e9cile qui rigole.<\/p>\n\n\n\n<p>Et voici le sage qui rit avec lui.<\/p>\n\n\n\n<p>Et les incr\u00e9dules qui les montrent du doigt.<\/p>\n\n\n\n<p>Si l\u2019imb\u00e9cile se marre, c\u2019est de bon c\u0153ur malgr\u00e9 son ignorance.<\/p>\n\n\n\n<p>Si le sage l\u2019accompagne c\u2019est qu\u2019il fait fi de l\u2019ignorance au profit du bon c\u0153ur.<\/p>\n\n\n\n<p>Et si cela est mal vu par l\u2019incr\u00e9dule, c\u2019est qu\u2019il ne comprend rien.<\/p>\n\n\n\n<p>La diff\u00e9rence entre l\u2019incompr\u00e9hension et l\u2019incr\u00e9dulit\u00e9 est tout de m\u00eame fine<\/p>\n\n\n\n<p>surtout par les temps qui courent\u2026 o\u00f9 les amis se doivent entre eux de penser pareil.<\/p>\n\n\n\n<p>Une \u00e8re moderne consensuelle idiote o\u00f9 les mots se m\u00e9langent, perdent leurs sens\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Je veux dire : le doute est b\u00e9n\u00e9fique, au profit d\u2019un esprit critique,<\/p>\n\n\n\n<p>mais il faut, par d\u00e9finition, se m\u00e9fier des certitudes d\u2019une personne incr\u00e9dule<\/p>\n\n\n\n<p>car si nous refusons de croire, c\u2019est parce que nous croyons d\u00e9j\u00e0 ailleurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Je compare ici avec l\u2019ignorance, le fait de ne pas croire justement par b\u00eatise.<\/p>\n\n\n\n<p>Une fain\u00e9antise o\u00f9 le semblable est rassurant car il ne contredit surtout pas.<\/p>\n\n\n\n<p>O\u00f9 commence alors et o\u00f9 s\u2019arr\u00eate une libre perception de ce qui nous entoure.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est confortable et reposant de se conformer \u00e0 nos croyances.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019esquiver avec brutalit\u00e9 sous pr\u00e9texte d\u2019exprimer une satisfaction,<\/p>\n\n\n\n<p>et non un besoin de base\u2026 celui de croire.<\/p>\n\n\n\n<p>Croire \u00e0 la beaut\u00e9 simple des fleurs, au rire sinc\u00e8re d\u2019un ennemi.<\/p>\n\n\n\n<p>Croire aux doutes, croire en la folie, non pas aux s\u00e9duisants pr\u00e9textes.<\/p>\n\n\n\n<p>Ne pas toujours aduler une facilit\u00e9 qui regroupe souvent les convaincus.<\/p>\n\n\n\n<p>Bref.<\/p>\n\n\n\n<p>B\u00eate constat.<\/p>\n\n\n\n<p>En trois pages.<\/p>\n\n\n\n<p>\u200b<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Au fait ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u200b<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Je lis, j&rsquo;\u00e9cris, je baise et puis fume.<\/p>\n\n\n\n<p>Je me relis.<\/p>\n\n\n\n<p>Je pense rature.<\/p>\n\n\n\n<p>\u200b<\/p>\n\n\n\n<p>S\u00e9lection naturelle du verbe. Jouissance organique des corps. Soudain, coup de Trafalgar, il fait subitement mieux vivre. Vite alors je rebois un coup, Maximator dilu\u00e9e \u00e0 la tequila, pas repos\u00e9e, j\u2019lui laisse pas l\u2019temps.<br>Haut le c\u0153ur pour bas organes. Les tuyaux \u00e7a se bouchent au fil des ann\u00e9es. Autant profiter tant que \u00e7a coule encore un peu dans le vert (ou dans le verre ?) . Vastes prairies \u00e0 boire, cul sec, donnant sur des horizons<\/p>\n\n\n\n<p>ivres de belles lectures.<\/p>\n\n\n\n<p>Beaux livres \u00e0 \u00e9crire ? Sans fa\u00e7ons, de ne pas le faire. Et puis peu de kopecks. J&rsquo;y cale des parpaillols dans le porte-monnaie. Tu crois quoi ? Le jour o\u00f9 je pourrai payer avec mes id\u00e9es je serai s\u00fbrement mort depuis longtemps. Mais enfin apr\u00e8s tout, que ferais-je de ces millions ? Arf, j&rsquo;ai bien une id\u00e9e ou deux&#8230; Tiens tu vois ? Encore des id\u00e9es. Cercle vicieux : moins j&rsquo;ai d&rsquo;oseille et plus j&rsquo;ai d&rsquo;id\u00e9es, qui payent pas, donc je bois,<\/p>\n\n\n\n<p>donc moins j\u2019ai d&rsquo;oseille\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Et toi au fait ? Qu\u2019est-ce tu bois ?<\/p>\n\n\n\n<p>\u200b<\/p>\n\n\n\n<p><strong>C\u2019est un texte<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est une obscurit\u00e9. Ou une lumi\u00e8re. Mais cela se d\u00e9roule de nuit. Dans la p\u00e9nombre ses yeux lumineux \u00e9clairent. Son odeur est noire, profonde. L\u2019air circule calmement, s\u00fbrement. Le bruit s\u2019effrite contre les pales du ventilateur.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est une fen\u00eatre de toit, une fen\u00eatre ouverte. Qui laisse peu \u00e0 peu la nuit partir \u00e0 travers. Qui laisse peu \u00e0 peu le jour revenir \u00e0 travers. L\u2019espace entrouvert, filtre le monde ext\u00e9rieur, l\u2019univers entier \u00e0 vrai dire. Il n\u2019entre que ce qui a la place d\u2019entrer.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est une longueur. \u00c7a prend tout son temps. Le luxe supr\u00eame en somme. Les oiseaux peuvent siffler. Les balles de fusils aussi. La terre peut imploser avec toutes ces femmes qui ne restent pas. La guerre peut exploser dans le c\u0153ur de tous ces hommes. Oui. Mais \u00e7a prend tout son temps.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est un matin. Qui arrive enfin. Sa lumi\u00e8re qui crache sur la nuit. Sa vertueuse r\u00e9p\u00e9tition qui jusqu\u2019\u00e0 quand ? Peu lui importe, il est l\u00e0. Toujours au rendez-vous. Et si ce n\u2019est par pour lui ce sera pour elle. Il reste humide ce matin sur elle, la terre s\u00e8che.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est un caf\u00e9. Son amertume est adoucie par du lait entier. Entier. Enti\u00e8ret\u00e9 des douceurs non imposables en ce monde. A l\u2019instant T le liquide blanc imbibe la noirceur. Mais cela ne fait pas du gris. Mais du marron clair couleur cr\u00e8me. Le fou mal r\u00e9veill\u00e9 peut le boire lentement.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est une minute. Sans fin. Que l\u2019on r\u00e9p\u00e8te \u00e0 l\u2019infini pour vouloir la stopper. Elle ne se fige pourtant point. Jamais. Elle d\u00e9file avec une insolence immonde. Mais cela fait aussi toute sa beaut\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce sont des cigales. Qui chantent. Qui annoncent que \u00e7a va barder. Que le temps n\u2019est plus aux aurores. Cela se tasse finalement. Il faut tourner la page. Les ires ancestrales ne sont pas de mises. Surtout pas.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est une odeur. Chaude et suave. Les cheveux blancs poussent quand m\u00eame. Peu importe ce qui la retient, elle arrive. De mani\u00e8re pertinente elle ass\u00e8ne la r\u00e9alit\u00e9. Sa r\u00e9alit\u00e9. Les cloches sonnent au loin. Il est midi maintenant.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est infini. Ni le temps, ni la tasse, ni le vent, rien ne passe, tout s\u2019\u00e9tale, sur les tartines p\u00e9rim\u00e9es qui ne se mangent d\u2019ailleurs pas. L\u2019oiseau siffle. Trois fois. Non, il n\u2019a pas compt\u00e9. Il fait chaud en dehors des corps. Il ne compte pas. Il fait froid en dedans des c\u0153urs.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est une id\u00e9e. Qui rigole quand il pleure. Qui pleure quand il pense. Les contrastes discordants sont aux aff\u00fbts de la moindre incertitude. Telle une chatte \u00e0 pas de louve elle se faufile les dents longues et le regard per\u00e7ant. Et le pire dans cette id\u00e9e calme et folle, c\u2019est qu\u2019elle persistera quoi qu\u2019il advienne et quoi qu\u2019il en pense.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est une fin. Pas une finalit\u00e9. Juste une formalit\u00e9. Les contours s\u2019effacent au profit d\u2019un mauvais concours de circonstances aggravantes. L\u2019air y est doux et sent bon. Les fleurs poussent sur ce tertre qui renferme toutes ses certitudes. Et \u00e0 la fin il n\u2019en reste aucune. Et c\u2019est immens\u00e9ment beau et serein. Cela lui fait du bien, et il peut, enfin, s\u2019arr\u00eater de respirer.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Alerte rouge<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Alerte ! Alerte rouge !<\/p>\n\n\n\n<p>On me dit qu&rsquo;il n\u2019y a plus rien. Nada.<\/p>\n\n\n\n<p>Plus de rouge\u2026 A la di\u00e8te ! C\u2019est niet ! Je donne aussit\u00f4t l&rsquo;alerte g\u00e9n\u00e9rale imm\u00e9diate au Colonel sans citron. Sec. Car qu&rsquo;allons nous carafer du coup si point de picrate ?<\/p>\n\n\n\n<p>On alerte vite, dans le vif, plus vite bon dieu ! Je reste alerte diantre que diable! Et sonne alors l&rsquo;alarme. On \u00e9pie de pr\u00e8s, toujours plus pr\u00e8s, jusque dans le verre&#8230; Vide de sens et de rouge.<\/p>\n\n\n\n<p>Alert\u00e9 par cette insolite s\u00e9cheresse soudaine, on a pris tout le rouge, en vain, c&rsquo;\u00e9tait des bouteilles poreuses\u2026 On sonne donc le tocsin. On doit vite se r\u00e9veiller.<\/p>\n\n\n\n<p>Alerte quoi ! Sinon, maline et astucieuse, cette boisson d\u00e9licieuse, qui \u00e0 elle seule conna\u00eet le secret de l&rsquo;\u00e9vaporation heureuse, dispara\u00eet joyeusement. On l\u2019affirme.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais bon sang de bois !<\/p>\n\n\n\n<p>Alerte quoi ! Ce n&rsquo;est pas heureux mais au contraire malheureux au possible. Triste \u00e0 en pleurer sans fin. Car qui perd la soif erre alors l\u2019esprit non alerte aux aguets mais sans aucun but. St\u00e9rile quoi ! Nul, ineptie perp\u00e9tuelle des r\u00e9volutions consensuelles, le n\u00e9ant une fois de plus.<\/p>\n\n\n\n<p>Alerte quoi ! On est pr\u00eat \u00e0 tout ! Tant mieux ! Mais pr\u00eat \u00e0 quoi exactement ? On le demande bien. Sans cesse. On n\u2019\u00e9coute surtout pas la r\u00e9ponse. Et on vend des bouteilles pr\u00e9-vid\u00e9es qui ne tiennent pas la charge de surcro\u00eet ! Inf\u00e2me dictature du vide, on crie \u00e0 l\u2019obsolescence programm\u00e9e des flacons, et ce peu importe l\u2019ivresse.<\/p>\n\n\n\n<p>Alerte mondiale ! La timbale \u00e0 sec, on s&rsquo;inqui\u00e8te pour notre capacit\u00e9 \u00e0 contenir. Toujours. Sans fr\u00e9mir. Jamais.<\/p>\n\n\n\n<p>Alerte bon sang de bon rouge ! Hein quoi ? Pla\u00eet-il ?<\/p>\n\n\n\n<p>Alerte ! Alors \u00e7a suffit !<\/p>\n\n\n\n<p>Arr\u00eate donc de me faire peur ainsi quand il te reste au frais deux kil de rouge bien frapp\u00e9s, de quoi se pinarder peinard jusqu&rsquo;\u00e0 la prochaine accalmie ! Ou du moins jusqu\u2019\u00e0 sept heures et demi.<\/p>\n\n\n\n<p>Ah bon ? Et oui. Arf, et bien du coup, mea culpa, toutes mes condol\u00e9ances, l\u2019homme lucide n\u2019est plus.<\/p>\n\n\n\n<p>Fausse alerte.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp;R\u00e9alisation terne et b\u00e2cl\u00e9e &nbsp; Pris au pi\u00e8ge entre un futur hypoth\u00e9tique cancer du foie ou des poumons plus que fatigu\u00e9s qui tirent de plus en plus. Mes dents sautent les unes apr\u00e8s les autres. Ivraie trompeuse, ivresse p\u00e9cheresse dans la d\u00e9t\u00e9rioration du corps tandis que la cyam\u00e9mazine s\u2019occupe d\u2019anesth\u00e9sier mon \u00e2me. 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